Jeudi 22 octobre 2009

Le mercredi 21 octobre, Marie Béatrice Levaux, Présidente de la FEPEM et déléguée générale de l’Institut Fepem de l’emploi familial a reçu, des mains de Monsieur Laurent Wauquiez, les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur.

C’est forcément émouvant une telle cérémonie. Entouré des différentes sphères, familiale, professionnelle et amicale (parfois confondues en l’occurrence, mais rarement réunies), c’est l’occasion, pour le récipiendaire, de retracer une partie majeure de sa vie, de resituer son action au quotidien dans le terreau de ses valeurs et convictions profondes, d’éclaircir et de donner à voir le sens de sa trajectoire personnelle, de se revendiquer de son héritage culturel et familial et enfin, de se projeter dans l’avenir.

De ce point de vue, Marie Béatrice Levaux a été, comme personne n’en doutait, à la hauteur de l’évènement. Après le panégyrique forcément brillant, bien que parfois taquin, de Monsieur Wauquiez, elle a su, avec des mots simples mais aussi avec la détermination qui est sienne, identifier les étapes importantes de son parcours et faire acter par l’assistance les avancées du secteur qu’elle défend depuis des années. Même si elle a, bien sûr, rendu hommage à ses prédécesseurs, chacun peut, en effet, mesurer l’apport  de Marie Béatrice à la reconnaissance du secteur des particuliers employeurs comme acteur économique et social à part entière, ce que plus personne ne conteste aujourd’hui. 

Pour les collaborateurs que nous sommes, participer à une telle manifestation conduit aussi, avouons-le, à une forme de reconnaissance par ricochet, dont nous avons profité avec gourmandise… après tout, de telles occasions ne sont pas légion ! Par son intermédiaire, c’est aussi l’action de la Fepem et de l’IFEF qui ont été mises à l’honneur, d’autant plus que Marie Béatrice a pris soin d’associer ses collaborateurs, les plus anciens comme les plus récents, à cette distinction. De fait, chacun a pu, ne serait-ce que quelques instants, se questionner, en miroir, sur son propre parcours et puiser, dans les propos échangés, des raisons de conforter son engagement. Pour le personnel de l’Institut, c’est sans doute la volonté exprimée de faire sortir de l’ombre les salariés les plus humbles, les moins reconnus par la société, et pourtant ferments essentiels de la cohésion sociale et familiale, qui est entrée le plus fortement en résonnance avec les convictions de nombre d’entre nous.  C’est incontestablement le projet le plus ambitieux dont peut s’emparer la Formation des adultes que de donner aux personnes les plus fragiles et les moins qualifiées les clés de compréhension du monde, les moyens d’agir sur la société, de développer leur identité personnelle et professionnelle, de se revendiquer d’une profession reconnue à sa juste valeur et de pouvoir en tirer une légitime fierté. En ce sens, c’est un peu aussi tous ces salariés anonymes, employés familiaux, assistants de vie, gardes d’enfants … qui ont reçu, ce mercredi 21 octobre, leur Légion d’Honneur.

 

Frédéric Haeuw

 


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Dimanche 11 octobre 2009

J’ai connu cette semaine une grande déception … presque une déception amoureuse à vrai dire, tant, lorsque je suis seul dans ma voiture chaque semaine pour me rendre à mon travail (presque trois heures de route entre mon domicile et mon bureau), la voix de Patricia Martin, de cinq à sept heures sur France Inter, m’enivre et me permet de voguer dans de douces rêveries, et d’espérer, en dépit de la sauvagerie de l’actualité, en un monde chaleureux, où domine une présence rassurante et bienveillante, attentive à mon bien être.

A part celle de Marie Pierre Planchon, au temps de la merveilleuse autant qu’absconse ex. metéo marine, sur la même antenne à vingt heures tapantes – dont j’écoutais alors presque religieusement la poésie intrinsèque (alors que d’autres, non néophytes, en déduisaient sans doute leurs caps pour les heures à venir !), aucune voix, aucune présence virtuelle ne m’est aussi précieuse que celle qui m’accompagne sur le chemin de mon labeur, à cette heure où j’oscille encore entre veille et demi-sommeil.

Or voilà que ce mercredi, Patricia Martin, pour une raison encore inexpliquée, manqua à  l’appel. Ce n’est pas tant cette absence, après tout excusable en ces temps de grippe H1 N1, qui me blessa, que la mise en évidence d’une tromperie quotidienne : en effet, bien qu’absence ce jour là, Patricia Martin anima d’une voix bien assurée,  l’un des rendez-vous téléphoniques matinaux dont je compris alors qu’ils étaient enregistrés. Moi qui m’imaginais que les réalisateurs ou autres écrivains connus prenaient  la peine de se lever matin, vers six heures trente, pour s’adresser à moi, par l’intermédiaire de Patricia, me voici, Gros-Jean-comme-devant, dupé depuis des années ! Je dus me rendre à l’évidence qu’une ou plusieurs parties de l’émission étaient enregistrées, et que Patricia, durant le temps de ces diffusions, m’abandonnait à une chimère.

 

Cette supercherie, car c’en est une, me fit alors douter de la réalité du monde sensitif … si ce que j’entends n’est pas la réalité, qu’en est-il alors de ce que je vois, de ce que je sens, de ce que je perçois ? Puis-je avoir foi en ma perception ou vivre sur le régime du doute raisonnable ? Qu’en est-il de la réalité de la réalité ? La réalité existe-elle en soi ou n’est-elle qu’une construction intellectuelle individuelle, à partir de sa propre histoire, de son vécu, de sa culture, de son projet ? Autrement dit une représentation qui convient à ce que je ressens - et qui me rassure - mais qui n’est qu’une représentation possible parmi une infinité d’autres, qui me va bien parce qu’elle colle à mes affects du moment, mais qui est aussi éphémère qu’une voix, le matin, entre cinq et sept…

Le doute est permis ….

Pour approfondir ce thème, je vous invite à la lecture des écrits de Ernst Von Glaserfeld, notamment son introduction du constructivisme radical, dans laquelle il explique que "la connaissance ne reflète pas une réalité ontologique objective , mais elle concerne exclusivement la mise en ordre d’un monde constitué par l’expérience". In : Paul Watzlawick, L’invention de la réalité, contributions au constructivisme, Editions du Seuil, paris, 1988

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Mardi 8 septembre 2009
Nouveau et interessant ... pour les néophytes en FOAD, Arifor vient de public un "glossaire à la carte" sur la FOAD. la présentation est amusante, les définitions succinctes mais très précises ...

http://issuu.com/arifor/docs/glossairefoad-web

A découvrir ...

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Mercredi 19 août 2009

 

Si le sujet n’était pas si grave, il prêterait à rire … au-delà de la psychose engendrée par la possibilité d’une épidémie de grippe qui paralysera sans aucun doute la France dans les mois à venir (!) et contre laquelle le gouvernement déploie force de préventions (étonnante pour certaines, telle celle consistant à consigner à leur domicile la moitié des conseillers de Pôle-emploi afin de pouvoir remplacer ceux qui, en, première ligne, contacteront forcément la maladie), il en est une qui retient naturellement notre attention, celle de la « continuité pédagogique » en cas de fermeture des lycées et des collèges.


Le Ministère nous l’affirme, « en cas de fermeture nationale des écoles et des établissements scolaires, le ministère de l’Éducation nationale a prévu que certains enseignements pourront être assurés d’une manière différente. Les moyens de communication actuels seront utilisés (téléphone, Internet, télévision, radio) ».


Au passage on peut s’étonner, alors même que l’idée de travailler durant un arrêt de maladie avait conduit il y a quelques mois à une montée de boucliers, que personne ne s’offusque du projet de faire travailler élèves et professeurs à leur domicile dans la même situation. Mais passons …


Il aura donc fallu un risque sanitaire d’envergure nationale pour que l’Education du même nom découvre ou redécouvre les vertus d’une pédagogie alternative au présentiel. Comme souvent, c’est pour pallier à une carence du système naturel de l’enseignement que l’on se tourne vers les technologies (1).


Bon, il faut raison gardée, on n’en est pas encore, loin s’en faut, à l’enseignement différencié, individualisé ou interactif et encore moins dans une formation ouverte et à distance qui ne dirait pas son nom. Les médias privilégiées semblent être la télévision et la radio, ce qui nous ramène à la télévision éducative des années 60, avec le « plan expérimental d’extension des moyens audiovisuels d’enseignements » initié en 1963 par Georges Pompidou, le premier ministre de l’époque. 264 heures d’émissions télévisées et 288 heures d’émissions radiophoniques ont d’ores et déjà été préparées pour la rentrée - on peut d’ailleurs se demander à quoi ces émissions seront utilisés si la pandémie n’est pas au rendez-vous - et rien n’est dit sur le soutien que nécessite la "lecture active" de telles ressources. On semble oublier qu’au-delà des ressources "savoirs" la véritable plus-value de l’enseignant est l’accompagnement au développement des connaissances, par un élève qui se confronte à un nouvel objet qu’il doit intégrer dans son corpus existant. L’andragogie, dont on peut déplorer une fois encore le peu de cas qu’en fait l’Education Nationale, nous a pourtant montré avec brio les vertus du tutorat, suivi attentif, bienveillant et invitant à l’introspection, ainsi que celles de l’apprentissage collaboratif qui permet de se confronter à ses pairs en apprentissage. Or, alors même que les technologies nous proposent une multitude de possibles, rien n’est envisagé pour faire de ce cas de force majeure une occasion de tester de nouvelles manières d’enseigner.


Mais ne soyons pas trop pessimiste ; dans le meilleur des cas, la menace de grippe n’aura été qu’un luxe de précautions qui se seront avérées inutiles ; dans le cas contraire, une brèche aura été percée dans le dogme de la salle de classe comme seul lieu possible d’apprentissage. Rendez-vous dans quelques mois et en attendant, bonne rentrée à tous.

Frédéric Haeuw

(1)Voir à ce sujet l’article de Viviane Glickman, les avatars de la télévision éducative pour adultes en France, histoire d’une « non-politique », RFP N° 110, janvier, février, mars 1995

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Lundi 10 août 2009
Il y a quelques temps, j'avais proposé au cours d'une rencontre du réseau TTNet une conférence intitulée "demain, tous cyberformateurs ?" ... quelques temps après, j'ai proposé la même avec un point d'exclamation dans le titre ! Constat de la réalité ou injonction, le fait est qu'on ne se pose plus la question de savoir si "on y va ou pas" mais celle de savoir "comment on y va" ... la révolution copernicienne est en marche !!!  

Cliquez ci-dessous pour voir le power point


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